L'Arbitre
vendredi 28 septembre 2007 | 17:09

No speed limit

La semaine dernière, j’assistais au lancement d’un livre. En fait, c’était deux livres. Yves Steinmetz, un auteur de St-Césaire, publiait deux romans de sa série Chroniques d’une petite banlieue. Prolifique le romancier! N’attendez pas que je vous «livre» ma critique, je ne les ai pas lu, du moins pas encore. C’est plutôt une conversation avec l’éditeur qui m’a troublé.

André Serra, administrateur des Éditions de l’As, tente une petite révolution de l’édition. Las de se taper d’interminables colonnes de mots froides et inertes, il a décidé de rendre les choses plus dynamiques. Sans modifier le manuscrit de l’auteur, M. Serra retire les descriptions incluses dans les dialogues pour les insérer dans des bulles. Il dispose ensuite les bulles au même niveau que les paroles, pour que le lecteur sache instantanément l’émotion ou les réflexions du personnage.

Une brillante idée! Les bulles ne nuisent absolument pas au récit, on peut les consulter avant ou après le dialogue. L’instantanéité permet de ne pas avoir à relire la discussion lorsqu’on s’aperçoit, trop tard, que l’émotion avec laquelle on a imaginé la scène n’est pas la bonne…

Ce qui me tracasse, c’est un argument sur lequel il s’appuie. «Ça accélère la lecture», dit-il. Tout en échangeant sur le sujet, il ajoute avec raison que dans la société actuelle tout est rapide, tout doit aller plus vite et la lecture aussi. Ouf… Vraiment?

Tout le monde est pressé, tout le monde court, tout doit aller vite. Vite, vite, vite, comme les petites annonces du Journal de Montréal. On a coupé dans le sommeil : «Pas le temps! Je travaille à 8h, je pars à 6h pour éviter le traffic, je me lève à 5h pour me préparer…» On a coupé dans la nourriture : «Pas le temps de faire à manger! Je finis de travailler à 17h, j’arrive chez nous à 18h, le petit a du karaté à 19h, je vais le chercher à 20h…»

Tout est contaminé… Plus le temps de prendre le temps. Avez-vous déjà essayé de rester immobile sur un trottoir achalandé? De marcher très lentement dans un couloir du métro? De rouler 95km/h sur l’autoroute 10? Si oui, combien de temps ça a pris avant de vous faire crier dessus : «Tasses-toi!» ou «Avance!», accompagné d’un refrain religieux?

On en est rendu aux passe-temps, aux petits plaisirs. Les loisirs doivent être rapides. Un film pas trop long, faire le tour d’un jeu vidéo en quelques jours, une heure chez Énergie Cardio, un petit jogging, se taper une série télévisée en une soirée. Pas question de prendre son temps.

Et maintenant la lecture. Ce qui semblait être le dernier rempart de la lenteur et du plaisir étiré est sérieusement ébranlé. «Regarde dans les librairies, les livres sont de moins en moins épais», me fait remarquer l’éditeur. «Les gens ne veulent plus de longs romans, ils veulent que ce soit court et rapide», ajoute-t-il pour m’achever. Voilà où on en est.

Pourtant, plus on prend son temps, moins le temps passe vite. C’est bien ça la relativité ou est-ce l’ironie?

Étoile de la semaine: Je décerne mon étoile à la journaliste Rima Elkouri. Bien que présentée pratiquement comme une traîtresse ce matin dans Le Devoir, sa critique sévère contre les médias mérite une étoile. Elle s’insurge contre le fait que les médias aient créés de toute pièce la folie des accommodements raisonnables et votre Arbitre appuie.

Pénalité de la semaine: À toutes les filles qui ont lu le texte d’Éric et ont répondu: «C’est pas vrai, on préfère les hommes normaux!» MENTEUSES!
Ugo

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mercredi 26 septembre 2007 | 18:52

Le sexe aux portes!


Bon mercredi nuageux et moche.

Alors qu'Éric pleurnichait sur son simple sort d'homme normal devant des armoires à glace, dont le gel à cheveux pèse plus sur leurs épaules que leur matière grise, à l'antenne de TVA. Tandis que peu après des millions d'autres festoyaient les 40 ans de Julie. Moi, j'étais des maigres 1 338 000 autres, dimanche soir, tout de même fidèles à ''Tout le Monde en parle'' en dépit de la mascarade des chaînes concurrentes. Et en fermant mon téléviseur vers les 22 heures, fière de ne pas avoir trop détruit mes neurones à coup d'Occupation Double ou de Banquier, je réfléchis. Me reviennent en tête les propos inquiétants de Brigitte McCann, cette journaliste du Journal de Montréal qui, avec deux autres collègues, a piégé des prédateurs sexuels du web cherchant à rencontrer de jeunes filles pour des raisons que l'on connaît tous.

Alors donc, je pense à ces trucs horribles, me disant qu'il y a vraiment des disjonctés finis sur cette chère terre, et que Dieu et tous ses amis soient loués, je n'ai jamais eu affaire, dans ma tendre enfance ou plus récemment, à l'un de ces monstrueux humains. On est donc dimanche soir, 22:04.

Une nuit passe, nuit pendant laquelle je dors, bien à l'abri de ces sordides récits. Le lendemain, dans l'après-midi,14:18, je quitte mon appartement du centre-ville. Je viens à peine de traverser la rue que je croise l'un de mes voisins, un homme des plus sympathiques qui m'a l'air du genre à être boulanger et à avoir une vie et un chat tranquilles. Jasant un peu à cet homme dont je tairai le nom, il en vient vite à me demander si je ne chercherais pas, à tout hasard, un emploi à temps partiel. Sans répondre oui ou non, je me montre intéressée à en savoir plus. Le gentil monsieur, que j'avais croisé à plusieurs reprises auparavant et qui semblait toujours intéressé à connaître ma vie de long en large, se met donc à me jaser d'un emploi dans un salon de massothérapie. J'espère qu'il ne s'agit que de secrétariat, ce qu'il infirme, renchérant sur le fait qu'il recherche une personne pour faire de simples massages relaxants.

Pas plus folle qu'une autre, je lui mentionne poliment que les ''extras huilés'' ne font pas partie d'un emploi sain à mes yeux. Mais le travail qu'il me fait miroiter, ''c'est professionnel''. D'abord, c'est chez lui. Ensuite, c'est avec des clients respectueux, et parmi ceux-ci se trouve même une comédienne connue, ce qui le prouve bien! Et ces gens en quête de détente ne me demanderaient rien d'autre que des massages, suite à une courte formation gratuite dispensée par lui-même. Tout ceci me rapporterait un salaire d'appoint bien intéressant.Même pas besoin d'un quelconque diplôme, c'est du superflux! D'ailleurs ''plusieurs étudiantes ont déjà travaillé pour lui''. Le bonhomme demeure très cool, du genre ''je t'offre un emploi dans une crémerie'' et se fait même assez convainquant, sans tomber dans une horrible tentative de persuasion grosse comme le bras.

Misant sur le fait que je lui semblais une fille bien ouverte et charismatique, il avait simplement eu envie de me proposer la place vacante. Comme ça. Tout en ajoutant, me voyant perplexe, que certaines de ces employées avaient déjà développé des relations particulières avec des clients et que cette jolie amitié avait pu mener à de rares occasions, à un peu plus, mais qu'en aucun cas ceci ne m'était imposé. Il m'offre de réfléchir à sa proposition. Me donne son adresse. Et me dit de mettre mon numéro de téléphone dans sa boîte aux lettres si jamais la job me tente.

De retour à la maison en fin d'après-midi, je m'interroge à savoir pourquoi je n'avais jamais remarqué un va-et-vient quelconque à deux portes de chez-moi. Je me demande aussi en quoi j'ai le look d'une masseuse, question qui reste toutefois en suspens. Mais je me questionne encore plus à savoir si cet endroit est aussi propre et irréprochable qu'on me l'a vanté, ce que je doute grandement de tout mon être.

Une petite recherche sur le web (google étant bien souvent qu'autrement un bon moyen de mettre fin à mes questionnements existentiels) félicite mon petit doigt de ses loyaux services. J'atteris sur un site d'escortes, où des amateurs d'huile, d'attouchements et de massages s'échangent leurs expériences ''thérapeutiques'' vécues sur ma rue. Le tout sans épargner les détails sur la ''masseuse'', ses seins, ses ''talents'', et ETC (pour rester dans la décence).

Je me couche donc lundi soir en me disant que même à 20 ans, je ne suis pas à l'abri des fous qui souhaitent plus que tout un bon petit service pas trop cher. Si la proposition m'a dégoutée, elle m'a surtout parue pire que dégoutante: elle était accessible. Pour une autre, qui ne règle pas sa vie en fonction de ses recherches sur Google, l'offre aurait pu paraître alléchante et pertinente, sans trop savoir de quoi elle retournait. Et c'est ce qui m'a effrayé au plus haut point.

Et depuis je me demande pourquoi on passe les menottes aux prostituées dans la rue. On cherche à mettre le grappin sur des réseaux et les pimps. Mais on ne fait pas de bon gros ménage de printemps dans les annonces classées du journal, ces ''messages personnels'', ni dans les salons de massages. Elle est bonne! Non mais, venez quand même pas me dire que tous ces clients ne se font tâter que le dos?

Les enfants, jeunes filles ou jeunes garçons, doivent être mis en garde contre leurs ''cybers-amis'', Brigitte McCann et sa bande l'ont démontré à juste raison. J'y ajouterai qu'à tout âge, on se doit cependant tous et toutes de rester sur nos gardes. Car dans cette courte désillusion je me suis sentie comme une petite fille de treize ans. Sexe sur deux pattes qui réalisait lundi après-midi qu'actuellement non seulement la sexualité, payante ou gratuite, gagne dangereusement notre société, mais a même envahi, horreur, son bloc appartement.

Roxanne Langlois

Ma première étoile de la semaine va sans aucune hésitation à ce trio du Journal de Montréal, Brigitte McCann, Stéphane Alarie et Gabrielle Duchaine-Baillargeon pour leur chasse aux cyberprédateurs.

Toujours à Tout le monde en parle, j'accorde mon respect éternel à l'encyclopédie humaine Paul Houde. Une démonstration impressionnante!

Malgré toutes les folies télévisuelles de la semaine, la grande vedette hebdomadaire est sans l'ombre d'un doute Pauline Marois. Une victoire dans Charlevoix, sans surprise à mon avis mais quand même, qui remettra sans aucun doute le PQ sur les rails ou du moins lui donnera un beau gros élan.

En terminant, j'ose relancer l'invitation à quiconque lit mes lignes. L'Arbitre écrit et s'y plaît grandement. Mais il apprécie encore plus, je crois, quand il lit. Petits, moyens ou longs, vos commentaires forment des échanges auxquels nous sommes toujours extrêmement heureux et fiers de prendre part. Que vous soyez mon voisin (!), une connaissance, un simple amateur d'opinion ou un internaute perdu (la vie fait parfois bien les choses), réagissez à nos propos s'ils allument en vous une parcelle d'inspiration rédactionnelle.

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lundi 24 septembre 2007 | 16:07

Je ne suis qu'un homme normal!

Bon lundi chers amis,

Ouf! L'arbitre est d'une humeur misérable, aujourd'hui.

La raison est fort simple.

Occupation Double a été lancée, hier. L'ÉMISSION ayant récolté le plus de fidèles l'an passé, tous marchés confondus.

WoW! Il n'y a pas de frein, de stop, de tireurs d'élites, pour arrêter le massacre ?

Pas que c'est mauvais ou mal fait. Au contraire, c'est fichtrement bien monté. Le téléspectateur s'agrippe, bave et en redemande.

Mais je vous parle en tant qu'homme aujourd'hui.

Je n'ai pas osé sortir de la maison, et pour cause. Les femmes de la province en entier n'ont en tête que les six packs de Gabriel, Marc-André et Carl-Yan (Tsé, le gars, qui a lancé à des millions de québec ladies en chaleur : 100% sûr qu'on va me choisir, voyons).

Bon ok. Maintenant, constat du problème : on fait quoi, nous, les hommes normaux qui n'ont pas été dilués à travers des milliers de célibataires voulant être connus en moins de deux semaines ?

La prochaine fille que je croise dans un bar, je lui dis quoi pour la séduire ?

Aidez-moi, parce que, je n'ai rien du physique de ces porte-paroles d'Énergie Cardio.

Et pourtant, je considère toujours que les normaux, comme moi, comme vous, comme l'autre, c'est cela la norme.

Mais les filles ont la tête ailleurs... dans le spa, avec les amis de Joël Legendre.

Bon, je vous entends déjà, mesdames : C'est pareil pour vous, avez-vous vu les filles ????

D'accord. Elles sont belles, magnifiques, incroyablement sexy. MAIS ! Elles n'ont pas le même impact sur nous. Pourquoi ? Parce que nous ne faisons pas partie du public cible...

Bon. Voilà, ma frustration est passée, jusqu'à dimanche prochain.

Je vais aller faire le plein de jokes sur le web...

C'est peut-être mon seul moyen de m'en sortir.

En passant, j'ai écouté Tout le monde en parle ! (Je trouvais que la parenthèse était importante)

Guy A, lui, il est normal. Mais il est plein de cash...

Ha que la vie est injuste !

(proposition aux femmes aimant les hommes normaux, je suis à votre disposition et prêt à entendre vos commentaires)

Bonne semaine,

Éric



Pénalité de la semaine

L'infraction, cette semaine, est remise au ministère de l'Éducation, qui d'ici deux ans, enlèvera de sa grille horaire du secondaire, le cours d'Économie.

Ouin. Je ne la comprends pas celle-là, mais alors là, pas du tout.

On souhaite, c'est l'attachée de presse du ministère qui le dit, remettre l'éducation globale de

l'économie entre les mains des parents.

Ouin. Je ne la comprends pas celle-là, mais alors là, pas du tout.

Voyons. Qui a des notions économiques assez solides pour les transmettre aux enfants, presque adultes, de secondaire cinq. C'est une blague ? Le Québec, économiquement, ne fait partie des machines de ce monde.

Petit test :

Qui d'entre vous peut me définir ce qu'est le Nasdaq ?

Ouin. Ce n'est pas facile, à moins d'être diplômé des HEC. Vous comprenez mon intention, juste celle de vous faire avouer que notre culture économique n'est pas des plus développée.

Alors, pourquoi ne pas laisser nos jeunes en apprendre un peu plus, pour qu'ils saisissent dans quel monde ils entrent, celui de la gestion. La vie est une PME, mes amis... Ça fera l'objet d'un texte à part entière, un jour.

Pour l'instant, nous assistons à une autre étrange répercussion de la fameuse réforme de l'éducation.

Pénalité et étoile de la semaine

Je remets un reproche ambigu au président iranien Mahmoud Ahmadinejad (un nom humainement impossible à dire à haute voix -impossible-) pour avoir mis le pied en sol américain.

Avouons-le, c'est plutôt remarquable. Il vient redorer le blason de la menace planétaire que représente l'Iran aux yeux des États-Unis.

Mais on s'en fout, en fait. Voilà pourquoi je lui remets une pénalité. Je veux dire, cet homme agit au nom d'Allah. Puis son dieu (ou ses intérêts) doit lui avoir dit de jouer le jeu diplomatique, mettons, pour détourner les yeux de sur son pays, qui est une vraie bombe.

Je ne me sentirai pas plus rassuré, en tout cas. Comme je ne comprends pas encore pourquoi Bush et sa garde rapprochée souhaitent tellement envahir le pays.

Cette problématique internationale est incompréhensible à lecture à vue. C'est mon avis.
Et la visite de Ahmadinejad (Je vous ai dit que son nom était impossible à dire tout haut?) ne fera que mêler les cartes, une fois de plus

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vendredi 21 septembre 2007 | 16:04

Et les enfants dans tout ça?

Absolution inconditionnelle: "Décision d'un tribunal qui, tout en déclarant un accusé coupable d'une infraction, ne lui impose aucune peine." Source: Dépliant Être juge à la Cour du Québec.

C'est ce qu'entend plaider l'avocat de Myriam Bédard, reconnue coupable par jury de l'enlèvement de sa fille et de l'intention de priver le père, Jean Paquet, de son droit parental.

Du tac au tac, la couronne a annoncé qu'elle s'opposerait à cette requête. UNE CHANCE! Disons que la notion même de ne pas sanctionner quelqu'un reconnu coupable d'un acte aussi grave dépasse l'imagination fertile de l'Arbitre numéro 3. Et encore plus dans ce cas hautement médiatisé.

Loin de moi l'idée de réclamer une peine d'emprisonnement, ni de l'empêcher de revoir sa fille, car c'est justement elle la victime. Dans tout ce boucan, au coeur de cette cabale hollywoodienne, se trouve une jeune fille de 11 ans. Sa mère l'a entraînée dans une folie complètement stupide dont elle se serait certainement passée, mais elle en a encore besoin.

Si le litige vient du fait qu'un père et sa fille ont des droits, une mère et sa fille en ont aussi. Et jusqu'à preuve du contraire Myriam Bédard n'a jamais maltraité son enfant. Ce n'est pas en retirant l'enfant d'un parent pour le lancer dans les bras de l'autre qu'on règle la situation. Cependant, il ne faut aps que les actes de la reine-sportive-déchue restent impunis.

Le premier groupe auquel je pense, c'est Fathers 4 Justice. Fondé par le Britannique Matt O'Connor en 2002, l'organisme mondial se bat pour la reconnaissance des droits paternels. Depuis cinq ans, ces activistes font tout pour se faire remarquer et faire entendre leurs droits. Bien que certaines de leurs interventions un peu trop spectaculaires soit reprochables, leur message mérite d'être écouté.

Jean Paquet n'a pas fait d'éclats avec son histoire. C'est seulement un père à qui on avait enlevé son enfant et qui souhaitait le revoir. Mais sa situation est exactement celle vécue par les membres désemparés de F4J. Blanchir inconditionnellement Myriam Bédard viendrait réduire à néant tous les efforts de ces papas.

Cinq années de combat. Cinq années de cris et de larmes pour faire respecter un droit acquis pour les mères et ignoré pour les pères. En une seule décision, un juge de la Cour du Québec peut mitrailler tous les efforts de ces hommes désespérés. Quelle message croyez-vous qu'une absolution pourrait envoyer à la société?

Pas besoin de chercher bien loin. Vous êtes mère, vous êtes en beau "joualvert" contre votre ex et vous avez envie de l'empêcher de voir ses enfants: enlevez-les! Ce n'est pas grave, même si vous vous faites attraper il n'y aura pas de sentence!

Une jurisprudence dont les enfants n'ont vraiment pas besoin.

Pénalité de la semaine: À Gabrielle Pauli, candidate à la direction de l'Union sociale-chrétienne, en Bavière. La femme dans la cinquantaine propose que le mariage soit d'une durée de 7 ans... renouvelable! Vraiment n'importe quoi! Il me semble que si tu vises 7 ans, tu laisses faire le mariage.

Ugo

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jeudi 20 septembre 2007 | 00:22

Quand vulgariser fait du bien


Bon mercredi.

J'ai assisté à un grand moment le week-end dernier, moment dont je parlerai évidemment aujourd'hui, comme quoi je ne fais pas que chialer et chialer. Et chialer.

Et cet évènement digne de menton n'est rien de moins qu'une réunion annuelle, une conférence. Je suis assise, en tant qu'accompagnatrice, dans un amphi-théâtre du CHU Ste-Justine de Montréal samedi dernier. Une centaine de personnes sont comme moi; elle voient défiler devant elles des docteurs, des spécialistes en recherche, bref un ''bataclan'' de savants les plus impressionnants les uns que les autres. Et ces savants leur expliquent les détails, les solutions et vulgarisent l'immunodéficience. Tous ces gens dans la salle sont comme moi, à une exception près: ce sont de leur maladie que l'on discute. Ils sont immunodéficients. Chaque jour, dans leur couple, ils sont 3. Dans leur famille, il y a quelque chose de plus. Et ils se lèvent chaque matin, tout comme ils se couchent chaque soir avec ça. Une maladie méconnue sur laquelle et pour certains pour la première fois, on levait le rideau.

La CIPO-Québec , l'Organisation canadienne des personnes immunodéficientes à QUébec, a fait cette brave manoeuvre, une démarche qui apaise des gens qui ont besoin de savoir. Savoir ce qui se passe dans leur corps, ce qu'il advient de leur état.

Complètement extérieure à cette maladie, je suis restée bouche-bée devant de la vulgarisation qui fait du bien. Fini le baratin, l'écriture de docteur que personne ne comprend, les mots longs comme la Transcanadienne. Une jeune fille était assise devant moi. À peine 10 ou 11 ans. Pour elle, tout comme pour moi, ça devenait simple, un jeu d'enfant même. Ça devenait accessible.

Des docteurs comme Élie Haddad, de Ste-Justine, et Jacques Hébert, de la Clinique d'immunodéficience et Angiodeme hériditaire de Québec. Des ''manteaux blancs'', qui, un bon samedi après-midi, soulageaient des familles, des couples.

Mes honneurs à la CIPO, chapitre de Québec, et longue vie à des initiatives comme celle-ci.Une journée qui change une vie.

Mon étoile de la semaine s'en va tout droit à toutes ces personnes qui, demain, à Montréal, feront un petit effort dans le cadre de la journée ''En ville sans ma voiture''. C'est une initiative géniale qui mérite de l'attention, voire qui mérite d'endurer le ''méchant et terrible transport en commun'' que plusieurs redoutent tant et tellement, une seule et petite journée par année.

Roxanne Langlois

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lundi 17 septembre 2007 | 22:20

La boîte à surprises !


Bon lundi soir ou mardi matin chers amis,

Sachez que vous lisez actuellement le 100e message de l'Arbitre ! Wowe ! Qui aurait cru...

Les uns appellent "ça" les élections partielles,

Les autres, comme l'arbitre, vous diront qu'il s'agit plutôt d'une boîte à surprises.

Plus thrillant encore qu'un bon CSI Miami, c'est vrai. Surtout si vous êtes un fan de politique.

Pourquoi ? Bien facile. Parce que nul ne peut prévoir le résultat.

Ce soir, la boîte a d'ailleurs fait des siennes. Alors là, même si La Presse nous avait sorti un sondage Unimarketing, quoique biaisé, mais fidèle, cette semaine... On ne pouvait s'y attendre.

La révolution orange est à nos portes. Ha! Je blague, mais bon. Thomas Mulcair vole, mais alors là subtilise, Outremont aux libéraux. C'est une surprise qui n'en est pas une, en fait. Jocelyn Coulon, porte étendard des rouges, était à ce point semblable à Stéphane Dion, qu'il ne pouvait pas espérer tout casser.

Vous voyez le type ? Intellectuel, pas trop charismatique, un peu "nerdz", dans le sens non-péjoratif du terme.

Toujours est-il que Mulcair prend le chemin d'Ottawa. Il est anti-casting ce Thomas. Un populiste dans un costume à la sauce gau-gauche.

Reste à voir ce qu'il adviendra de son parti, aux prochaines générales. Ce sera là, le vrai défi.

Puis il y a Roberval. Le paradoxe de ces élections. Le Sag-Lac est entièrement péquiste depuis le 26 mars dernier. Michel Gauthier était l'homme de confiance de Gilles Duceppe depuis la nuit des temps. Et le candidat conservateur vient laver, c'est le bon mot, la candidate bloquiste Céline Houde.

Pour connaitre Lebel pour avoir passé quelques années au Saguenay. Je ne sais pas...

Et Saint-Hyacinthe Bagot. Là, la boîte n'a pas frappé. Le Bloc y reste. Mais encore là, la marge est faible.

Mais sachez, mes amis, que ces résultats feront jaser, bien sûr. Mais ce sont des partielles.

Alors je m'apprête à aller dormir...

Comme moi, Stephen Harper fera de beaux rêves, pas de doutes. Ce soir, il est comme un enfant. Celui qui va au dépanneur, agrippe un sac à surprises à 1$, l'ouvre, et découvre qu'il est mieux garni que celui de ses copains. Il pourra s'en vanter, pour un bon bout.

Gilles Duceppe, lui, se collera sur Yolande. Il lui chuchottera à l'oreille: "Si au moins Michel était bon à TQS", avant de s'endormir.

Et Stéphane Dion ne dormira tout simplement pas. C'est certain. Il se cherchera des amis toute la nuit, pas le choix. Demain sera difficile.

Ha. J'oubliais, la boîte à surprises n'aurait pas été aussi complète, n'eut été de ces gens venus voter le visage voilé.

Salutations à cet homme qui a voté, une citrouille comme couvre-chef. Succulent.

Rémi devait jubiler!

Bonne journée,

Éric

Étoile de la semaine

Il n'y aura pas de pénalités cette semaine, qu'une étoile. La raison est simple. LE CANADIEN EST DE RETOUR! Enfin, le hockey ! Merci, seigneur de la glace.

C'est la frénésie, pour le moment. Ce qui est génial des camps d'entraînement, c'est que l'on peut savourer chaque moment, avant que les défaites ne commencent à s'accumuler.

Ma prédiction : Le Canadien en série.

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samedi 15 septembre 2007 | 13:24

Ils auraient dû écouter Rambo!

Oubliez Yan Martel et sa tentative de cultiver Stephen Harper par la lecture. L'Arbitre propose plutôt le cinéma. Et pas les grands films. Pas les gagnants de Palmes d'Or et autres Oscar. Non, un seul, vieux et de bas niveau: Rambo III.

Et tant qu'à ça, pourquoi ne pas inviter Rick Hillier, Peter MacKay, W. Bush, Ban Ki-moon et les 24 représentants des autres pays membres de l'OTAN, pour une projection en famille. Il y a six ans, suite aux attentats du 11 septembre 2001, les Américains lançaient une réplique aux Talibans en compagnie du Canada et des Britanniques. Combat ensuite soutenu par l'OTAN et sa mission de maintien de la paix.

Depuis six ans, la mission stagne et les corps s'empilent. Oui, bien sûre, les forces gagnent des positions, libèrent des villages et massacrent des Talibans, mais aussitôt qu'elles quittent le plancher, les méchants extrémistes rappliquent et tout est à refaire... Un beau gâchis qui aurait pu entièrement être évité grâce au célèbre Sylvester Stallone et son personnage de John Rambo.

Voici le synopsis du film: "Le Colonel Trautman contacte Rambo dans sa retraite en Thaïlande pour qu'il l'accompagne dans une mission périlleuse en Afghanistan. Lorsque, quelques jours plus tard, l'agent Griggs lui explique que Trautman a été capturé par le Colonel Zaysen, Rambo décide de sauver son ami. Il s'infiltre dans les lignes ennemies et découvre toute l'horreur du conflit qui oppose les moudjahidin à l'armée soviétique." ...et tout le monde sait qu'il sacre la volé à l'armée Russe.

Mais malgré ce contexte de Guerre Froide qui déifie l'image de sauveur des Américains, une scène nous explique toutes les difficultés du conflit actuel. Pourtant, le film date de 1988.

Dans une scène aussi sérieuse et profonde que mal interprétée, Sylvester, dit Rambo, s'entretient avec les anciens d'un village afghan. Ceux-ci lui raconte l'histoire de leur village et révèlent que jamais ils n'ont été conquis par aucune puissance depuis le début des temps. La raison, mis à part la protection d'Allah, est la géographie extrêmement complexe et difficile d'accès que les Afghans connaissent à la perfection, contrairement aux envahisseurs.

Si vous n'avez pas vu le film, je vous jure que les Soviétiques prennent connaissance de ce fait assez durement! Personnellement, après toutes les manifestations et pressions pour rapatrier nos troupes, Rambo III est l'argument de la dernière chance!

Bon film!

Étoile de la semaine:À Annie Desrochers, animatrice de "275-ALLO" à la radio de Radio-Canada. Bien malgré moi, à plusieurs reprises je me suis pris à écouter les enfants poser des questions et raconter leurs exploits à l'animatrice. Loin d'être débile ou gaga, ces moments de radios sont vraiment touchants. Si vous avez des enfants, je vous conseille fortement de les retirer de la télé pour une petite heure et de leurs faire écouter cette émission.

Pénalité de la semaine:À Andreï Kostitsyn qui souhaite se tailler enfin un poste dans l'alignement du Canadiens après trois ans à Hamilton. Il a du talent, un excellent tir et des mains magiques, mais après trois ans il ne parle même pas encore ANGLAIS! Il me semble que quand ton objectif est de jouer dans la ligue nationale et de faire beaucoup d'argent, tu commences par apprendre à communiquer...

Ugo

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mercredi 12 septembre 2007 | 23:52

Dieu: à la maison


Bon et heureux mercredi.

Une journée de plus sous le signe des accommodements raisonnables. Éric a gracieusement levé le voile sur l'ouverture de la commission Bouchard-Taylor lundi. De plus, je me sens plus que jamais d'attaque pour enfin me lancer dans les débats (l'utilisation des jeux de mots douteux en témoigne). Pourquoi alors ne pas me jeter moi aussi en plein dans le sujet ''in'' de l'heure...

C'est ce midi que s'est installée dans mon cerveau l'idée du texte qui suit. Bon, une idée peu originale, j'en conviens, mais quand même...J'écoutais, tout bonnement, le toujours très calme François Paradis. Dans cette émission que j'évite normalement car elle ( surtout il) a le don ultime de faire monter ma pression, on discutait enseignement religieux. Et une certaine Jean Morse-Chevrier, la même femme qui était intervenue la veille au soir lors du forum des citoyens de la Commission Bouchard-Taylor à Gatineau, y était. Donc la dite dame, présidente de l'Association des parents catholiques du Québec, est là, et converse avec mon adoré Paradis, en réitérant les propos tenus lors de ce débat ouvert d'hier: elle s'oppose dur comme fer à la disparition de l'enseignement religieux, prévu pour l'automne 2008. Et surtout au nouveaux cours, qui visera à étaler 7 religions devant une bande de jeunes du primaire plutôt qu'une seule, la sienne.

De plus, selon elle, laisser les enfants, ou plutôt leurs parents choisir entre enseignements catholiques ou la morale sur les bancs d'école relève d'un droit fondamental. Non seulement on doit l'enseigner, mais on devrait pouvoir choisir l'option désirée.

Au risque de m'aventurer sur une jolie colline bien glissante, je m'avancerais à dire que la meilleure chose que nous puissions faire avec ces cours, ce n'est pas d'offrir mille et une options pour accommoder un jeune ou un autre. Ce n'est pas non plus de les élargir au point que même des enfants du primaire doivent tout connaître de Bouddha comme de Jésus. Ce qu'il faut est simple. Il faut sacrer au bout de nos bras, le plus loin possible pour être certain qu'elle ne revienne pas, l'idée de cours religieux dans les institutions d'enseignement, tant publiques que privées. Priez dans l'autobus. Prosternez-vous en direction de la Mecque de votre patio si vous voulez. Découvrez le Coran dans le confort de votre foyer. Faites des groupes de prières dans votre cour arrière si ça vous chante, même. Mais de grâce, laissez votre tapis et vos chapelets chez vous et surtout, surtout, ne donnez pas de plage horaire à la foi à l'école.

Je suis pour le fait de véhiculer de bonnes valeurs. De discuter des autres croyances, d'ouvrir les esprits à celles-ci. Mais tout ça ne doit pas s'inscrire dans un cadre scolaire. L'enseignement religieux, comme j'en ai été moi-même l'élève, quelque soit sa forme, doit être solidement balancé aux oubliettes. La foi est un cheminement personnel. Je pensais qu'on s'était bien compris là-dessus.

On a dissocié le Clergé de l'État depuis des siècles. Je ne comprends pas pourquoi Dieu , qui qu'il soit, devrait être mêlé aux programmes scolaires.

Vous êtes catholique? Alors garnissez votre maison de croix, écoutez Évangélisation 2000 et amenez vos enfants à la messe le dimanche matin. C'est pourtant pas si compliqué.Discutez avec eux. Inculquez vos valeurs et vos croyances à vos enfants, n'attendez pas qu'un professeur ne le fasse à votre place. Racontez-leur la résurrection. Lisez-leur la traversée du désert et les 10 commandements. Gavez-les des valeurs catholiques qui sont les vôtres si tel est le cas. Bref, présentez-leur la religion, la vôtre, et les autres aussi. C'est votre devoir.

A une époque où nos jeunes massacrent le français, tant et tellement qu'ils ont peine à s'exprimer autrement qu'avec des LOL et des MDR dans la vie de tous les jours. Où jouer à la ''Wii'' est considéré par plusieurs comme un sport. Où l'hyper-sexualité est devenue un sale problème qui en créé d'autres. N'avons-nous pas assez d'enseignements urgents à transmettre à nos jeunes? Jésus peut-il attendre 16H00 et le retour à la maison? Oui, et il devrait le faire. Je suis désolée de faire un constat si pessimiste. Mais si votre jeune arrive en troisième secondaire, dans un cours ''d'éthique et de culture religieuse'', et qu"il découvre subitement dans ces cours que la bonté ou que les autres cultures existent, c'est peut-être vous, papa ou maman, le gros du problème.

Roxanne Langlois

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lundi 10 septembre 2007 | 19:32

Rémi en a assez des ACCOMODATIONS !

Bon lundi chers amis,

J'avais cru vous écrire un post sur un sujet tout autre que celui que je m'apprête à vous servir.

Mais les circonstances étant ce qu'elles sont...

Au moment même où j'allais écrire ces lignes, je suis tombé sur la diffusion LIVE des travaux de la
Commission Bouchard-Taylor.

J'avais bien lu ce matin dans La Presse qu'on allait nous montrer tout cela en direct. J'en avais pris bonne note. Une écoute attentive, m'étais-je promis.

Bien voilà que l'arbitre a pris le dessus sur le simple citoyen à l'écoute. Non, mais, incroyable !

On dirait une grosse assemblée de cuisine.

L'image est forte, avouez. Des dizaines et des dizaines de personnes entassées (c'est le mot, je vous jure). Ils veulent tous prendre la parole. Tous dire ce qu'ils pensent. Oh oui, parce qu'ils en ont marre !

"Ramenez le débat à l'essentiel : l'égalité entre tous. Parce que là, ça dégénère", nous a dit un néo-québécois.

C'est cute comme formule. Pas de doute. Charmant, de voir le simple citoyen s'affirmer devant Gérard Bouchard, attentif.

PARENTHÈSE - Parlant de M. Bouchard. Il s'est excusé d'entrée de jeu. C'était prévisible, mais salutaire quand même. Un intellectuel s'avoue rarement vaincu. Le sociologue l'a fait. Bravo. -

Et basé sur les images que vous voyez et que vous allez voir de la Commission, pensez-vous que ça en vaut la peine ?

Je veux dire, croyez-vous vraiment que "prendre la parole" publiquement, pendant deux minutes, peut vraiment influencer les conclusions de ces travaux ?

Tant qu'on n'en fasse pas un show médiatique ! On a tellement d'attentes face à cette Commission, que l'on risque d'être déçu.

On a vécu Gomery et on pense que ce pourrait être une prise 2. On, inclut les journalistes (y compris moi d'ailleurs) et sûrement quelques-uns d'entre vous.

Mais sommes-nous dans l'erreur ?

Parce que dans ce cas-ci, ce n'est pas la conclusion que l'on attend en se rongeant les ongles jusqu'à sang, c'est la solution. Tout une différence...

On veut un point final. Une ligne directrice.

Je dois vous laisser, il y a un ex-membre des forces armées qui se donne en spectacle.

Rémi Gilbert en a assez des ACCOMODATIONS! Avez-vous compris ?

"Moi, j'ai été en Égypte. Les musulmans, je les ai endurés !" s'est-il époumonné.

La Commission est entre bonnes mains. Rémi est là.

Va-t-il faire partie du rapport, Rémi ? Je lui réserverais un chapitre, si ce n'était que de moi.

Éric

Étoile de la semaine

Une mention spéciale à la chanteuse Pascale Picard. Je l'ai rencontré, il y a quelques mois, dans une entrevue vraiment intéressante qu'elle m'a accordée dans le sous-sol d'un bar de Jonquière. Là, j'avais compris une chose. Cette fille-là va percer ! Bien voilà, elle fait la une des journaux maintenant et son album Me, Myself & us a trouvé 40 000 preneurs.

À vous de l'acheter maintenant. C'est la soeur artistique d'Alanis Morisette, rien de moins.

http://www.pascalepicard.com/

Pénalité de la semaine

10 minutes pour mauvais interprétation de ses pouvoirs à Élections Canada. Voter le visage voilé, c'est inacceptable. Bon, mille et un témoignages publics en ont fait mention.

Mais à quelque part, ce que je trouve dommage dans tout cela, c'est cette neutralité que refuse de dépasser le Directeur général des élections.

Les fonctionnaires ont cette manie de se tenir loin de l'implication, au sens politique et social du terme.

Espérons que l'on trouvera un terrain d'entente avant les partielles prévues bientôt. Et espérons que les élus comprendront que la loi qu'ils ont votéè à ce sujet a des failles et que réparation sera faite !

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vendredi 7 septembre 2007 | 14:16

Un authentique personnage

Un mardi matin comme les autres à la salle de rédaction du journal le Canada-Français. Je n’y étais pas, mais rien ne laisse croire que c’était une journée exceptionnelle. Cependant, un photographe se fait attendre. Il ne répond pas au téléphone et ne se présente pas au rendez-vous.

Le rédacteur en chef l’avoue, il n’était pas d’une ponctualité irréprochable, mais cette fois là c’est différent. L’inquiétude monte et un collègue prend les devants. Il retrouvera l’absent gisant au pied de son lit, sans vie. Une bien triste histoire…

Jacques Paul, photographe au journal le Canada-Français depuis 35 ans, est décédé subitement mardi dernier. Photographe, c’était sa profession, mais encore plus, c’était sa passion. Je ne le connaissais que depuis quelques mois, mais c’en était bien assez pour me marquer, comme il a marqué tout ceux qui l’ont rencontré.

Un «authentique personnage». C’est l’expression qui le définit le mieux pour moi. Une simplicité renversante, mais habillée d’une personnalité grandiose. Tout le Haut-Richelieu connaissait Jacques Paul! À mon arrivée comme journaliste, je me faisais demander systématiquement, chaque fois que je me présentais pour une courverture, si Jacques allait passer prendre des photos.

Soit les gens adoraient sa bonhommie, ses paraboles dont Jésus lui-même en chercherait le sens ou simplement son grand talent pour croquer les visages. Et si vous étiez une femme, alors là! Vous aviez droit à toute son attention!

Partout où il allait, ses chiens allaient. Des belles bêtes, aussi attendrissantes que leur maître, qui ont assisté à plus d’incendies et de scènes d’accidents que le chef des pompiers de Saint-Jean. Il était un monument de cette ville. Chaque localité ou région a ses personnages. Des gens qui font vibrer l’âme d’une communauté. Des héros locaux, des citoyens dévoués, des artistes, des athlètes… un grand photographe.

La dernière fois que je lui ai parlé, il m’a fait un coup de téléphone. Il se prenait pour un réalisateur et parlait avec un faux accent qui ne ressemblait à aucun accent connu… mais on a bien rigolé!

Salut Jacques!

Étoile de la semaine : Au FeFiMoSA, le Festival des Films… du Monde de Saint-Armand. J’y ai passé une fin de semaine magique et je vous exhorte de ne pas manquer votre chance l’an prochain. Cette petite municipalité compte une dizaine de réalisateurs et présentent des bijoux du répertoire québécois, ainsi que de leurs amis cinéastes. Vraiment, à ne plus jamais manquer !

Pénalité de la semaine : À Saku Koivu, pour avoir déclaré que le CH n’avait aucune chance de gagner la coupe! HEY! Com’on Captain! Même si tout le monde le pense, un leader et un gagnant ne peut juste PAS dire ça!

Ugo

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jeudi 6 septembre 2007 | 22:01

Chronique anti-greve

Bon mercredi.
Similie-Montréalaise depuis les 48 dernières heures toutes bien comptées. Uqamienne désorientée aux allures touristes, aussi, faut-il le préciser, par la même occasion. Inconnue des Hydro, Vidéotron et compagnie. L’Arbitre se fait encore narguer par des boîtes toujours chargées sur lesquelles elle se cogne les orteils. Elle n’a pas ouvert le moindre livre, en fait, elle n’a même pas fini son pâté entamé à son arrivée, que déjà plane sur sa (presque inexistante à ce jour) formation universitaire, une menace que nul ne peut ignorer. La campagne est relancée, la revanche des petits carrés en feutre rouge est enclenchée. Le spectre d’une grève générale illimitée hante le campus, les discussions, les murs. Même la sainte paix y goûte, brisée par un nombre incalculable d’illuminés qui rêvent de passer leur session entière à cohabiter avec les itinérants sur Ste-Catherine et à brandir des pancartes à bout de bras.

D’emblée, les enseignants, chargés de cours et tout le tra la la se jettent dans l’explication des mesures interminables qui seront prises si grève il y avait, avant même d’aborder le plan de cours. Bref, si vous m’avez bien suivi jusqu’ici, c’est une première rentrée rassurante au royaume de l’UQAM.

Car en plus des déboires financiers sans précédent bien connus entre ses murs comme en dehors, sur lesquels je n’ai nullement l’intention de me prononcer, le dégel des frais de scolarité est au menu, et plusieurs ne l’avalent pas. D’autres revendications garnissent le tout, qui forment en bout de ligne une belle panoplie de raisons de sacrer tout ça là pour aller réagir ‘’à l’offensive néo-libérale’’. Car ça a marché une fois, c’est donc la voix à suivre : la grève c’est le messie, le nirvana. Et ceux qui s’y opposent ne sont certainement que des fils de riches qui mangent du caviar sur leurs toasts où alors des gens sans aucune conscience morale ni principes. C’est ça, oui.

Je ne pense pas entrer dans ni l’une ni l’autre de ces catégories d’infâmes personnes qui ne comprennent rien à la réalité étudiante. Je suis même totalement en accord avec la base des revendications émises par les diverses associations étudiantes. C’est beau, la gratuité scolaire. Ce serait ‘’ ben l’fun’’, des garderies accessibles dans les institutions d’éducation post-secondaire. Ce serait bien, de jeter aux vidanges la Loi C-43. Mais je ne mettrai pas cette année mon petit cerveau au service de l’invention de slogans de grève, de chansons, de caricatures, de costumes et de danses (sait-on jamais). Je ne veux absolument rien savoir non plus de rester chez nous pour un temps illimité. Pourquoi? Justement parce que j’ai payé.

J’ai payé pour une éducation qui m’est due. J’ai donné DE MES SOUS pour fréquenter l’université, pas pour piqueter devant. Égayez les corridors en courant après tous et chacun si vous sentez intérieurement que vous changez le monde à votre façon. Vous avez des rêves, des idéaux, de beaux projets, je les respecte. Mais est- ce si futé, à proprement parler, qu’une bande de révoltés souhaitent freiner la ‘’dérive de l’éducation’’ en stoppant l’éducation elle-même?


C’est de la pure idiotie de se battre pour un service en s’en privant. Vous avez attendu 5 heures pour une grippe à l’urgence. C’est malheureux, oui, et peu satisfaisant, je vous l’accorde, même si c’est gratuit. Mais allez vous rester malades chez-vous pour démontrer votre frustration envers le système? Ce serait presque brillant.

Je suis contre une grève. Suivant la logique des choses qui se trament actuellement dans les cégeps et universités, je vous propose donc une grève contre la grève. Sortons dans les rues, brûlons nos brassières et devenons tous des ‘’hippis’’ insatiables pour s’opposer à une grève générale illimitée!



Roxanne Langlois.

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lundi 3 septembre 2007 | 16:23

D'une folie à une autre...

Bon lundi chers amis,

Vous allez bien j'espère, en ce lundi de congé pour tous. La fête du travail, quelle idée géniale.

Tellement festif, que les journaux ont en majorité fait le choix de prendre congé. Ça fait pitié aujourd'hui de tendre l'oreille aux émissions d'affaires publiques. Plutôt pauvre... et c'est normal car l'activité, hormis quelques faits divers, n'est pas frivole et agitée, au contraire. Elle prend congé, elle aussi.

MAIS ! L'arbitre, lui, ne prend pas congé. Et profitant de cette journée de liberté, il a lu, euh, que dis-je, dévoré le nouveau livre de Kyle McDonald, intitulé le Trombone rouge...

Ça vous dit quelque chose, hein! Oui, c'est l'Histoire, avec un grand H, de cet homme de Montréal qui a troqué un trombone jusqu'à en obtenir une maison.

La folie, pure et simple. Tout le monde a entendu parler de son histoire, il a fait un tour du monde médiatique, rien de moins.

Mais personne, vraiment, n'a pu prendre acte de tous les détails, à moins bien sûr que vous ayez consulté minutieusement son blogue pendant son aventure.

(www.oneredpaperclip.blogspot.com)

Sinon, vous êtes comme moi. Et vous devriez lire son bouquin. Hallucinant ! Vous savez, le genre d'idée qui vous fait mordre les doigts.

"Pourquoi pas moi..." me suis-je exclamé en parcourant les lignes de cette nouveauté sur les tablettes de nos librairies.

Le gars a passé une journée avec Alice Cooper, s'est retrouvé à Yacht au B-C, question d'enregistrer une émission à la CBC (à la suite d'une pétition online plutôt inusitée) et s'est fait des amis à Phoenix, Seattle, Vancouver, Cincinnati.

Capoté ! Mais le comble, c'est qu'il a eu sa maison. À Kipling en Saskatchewan...

Kipling, c'est genre Chambord au Lac-Saint-Jean, Wotton en Estrie, ou Saint-Élie-de-Caxton chez Fred Pellerin.

Il l'a gardée, sa maison. Ce n'est pas un bluffeur, ce Kyle. Mais il est un peu fou, ça c'est bien certain.

Parlons d'un autre fou, et ce n'est pas péjoratif. Je suis allé, dans le cadre de mon travail, rencontré Yannick Roch (ci-haut), mardi, avant son départ pour Kandahar.

Quelle expérience, sérieusement. J'aurais pris place, moi aussi, dans cet avion à destination de la zone de guerre.

Parce que ces jeunes soldats sont fascinants. Ils partent, insouciants, vers l'inconnu. À leur retour, nombre d'entre eux seront affectés psychologiquement, ou encore pire, s'ils ne sont pas blessés dans l'âme, ils le seront physiquement.

Roch, 22 ans, est chauffeur de blindé lourd. C'est lui, qui sans trop stresser avec ça, va être sur la première ligne lors des attaques anti-extrêmistes.

J'espère bien le rencontrer à son retour...

Parce que dans ce cas également, ça prend un peu de folie.

Éric

L'article se trouve ici : Dernier appel à destination de l'inconnu

La photo provient de Martin Martel, du Soleil.

Pénalité de la semaine

Je vais donner un petit avertissement au cabinet ministériel du premier ministre Stephen Harper. Peter McKay, d'un côté, va dire à la télévision anglophone qu'il mettra les points sur les "i" avec l'OTAN. L'Afghanistan, en 2009, faudra voir à ce que des soldats d'un autre pays se fassent plomber.

De l'autre, Michael Fortier nuance les propos de son collègue à la télévision francophone.

Bon, la position est intéressante, certes, mais c'est juste que, faudrait savoir messieurs... et surtout, pourriez-vous jaser avec Stolbur, pas certain qu'il est d'accord avec vous.

Étoile de la semaine

À la famille du soldat Yannick Roch. J'ai discuté avec sa maman, qui garde espoir, malgré que le jeune homme de 22 ans soit actuellement dans la zone la plus minée du monde. Sérieusement, ces soldats qui quittent le font par choix, mais ces familles, elles, n'ont aucun contrôle sur la situation.

Bonne chance.

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